Commission d'apport d'affaires : calcul, paiement et exemples
Combien rapporte une affaire apportée, sur quelle base est calculée la commission, et quand est-elle payée ? Les réponses, avec des exemples chiffrés.
Le principe : un pourcentage du chiffre d'affaires généré
Dans le conseil IT, la commission d'apport d'affaires est presque toujours un pourcentage du montant facturé au client. Pour une mission en régie, l'assiette est simple : le taux journalier moyen (TJM) multiplié par le nombre de jours réellement facturés.
Ce mode de calcul a un avantage : votre rémunération suit la vie réelle de la mission, jour facturé après jour facturé.
Le barème Freelliance
| Ce que vous apportez | Commission |
|---|---|
| Une mission (le besoin client) | 5 % |
| La mission et le consultant qui la réalise | 8 % (5 % + 3 %) |
| Un nouvel apporteur que vous parrainez | 1 % sur ses affaires |
Le consultant placé conserve de son côté 90 % du TJM.
Exemples chiffrés
Hypothèses : TJM de 600 € HT, 20 jours facturés par mois, 218 jours sur une année complète.
| Scénario | Par jour | Par mois | Sur 12 mois |
|---|---|---|---|
| Mission seule (5 %) | 30 € | 600 € | 6 540 € |
| Mission + consultant (8 %) | 48 € | 960 € | 10 464 € |
| Parrainage (1 %) | 6 € | 120 € | 1 308 € |
Ces montants sont hors taxes et avant cotisations et impôts. À TJM égal, apporter aussi le consultant fait passer le gain annuel de 6 540 € à plus de 10 000 €.
Quand la commission est-elle due et payée ?
Trois points doivent être écrits noir sur blanc dans le contrat :
- Le fait générateur : le moment où l'affaire est réputée apportée (par exemple le démarrage de la mission signalée) et la manière de prouver la date de votre signalement.
- La durée : chez Freelliance, la commission court jusqu'à la fin de la mission.
- Le paiement : chez Freelliance, vous facturez sur la base des jours facturés au client, et le règlement intervient à 60 jours après l'envoi de votre facture.
Facturer sa commission
Votre facture doit comporter les mentions obligatoires : numéro et date, identité et numéro SIREN des deux parties, désignation de la prestation (par exemple « commission d'apport d'affaires, mission X, mois de… »), montant HT, TVA applicable ou mention d'exonération si vous êtes en franchise de TVA, et conditions de paiement.
Les commissions sont des revenus professionnels : elles se déclarent et supportent cotisations et impôts selon votre statut. Votre expert-comptable ou urssaf.fr vous indiqueront le régime applicable.
Les erreurs à éviter
- Travailler sans contrat : un accord oral est difficile à faire valoir si la mission démarre six mois plus tard.
- Une assiette floue : « 5 % de l'affaire » ne dit pas si l'on parle du premier bon de commande ou de toute la durée de la mission.
- Une clause de non-concurrence disproportionnée : elle peut vous empêcher de travailler dans votre propre réseau. Freelliance n'en impose pas.
- Signaler trop tard : si l'entreprise connaissait déjà le besoin par un autre canal, l'apport sera difficile à démontrer. Signalez dès que l'information est fiable.